7 poèmes

Poèmes d’adieu à l’école

Sept poèmes originaux pour quitter une école, une classe ou une étape scolaire avec gratitude, humour et place pour les émotions mêlées.

Dire adieu à l’école peut signifier changer de classe, déménager, terminer un cycle ou quitter un établissement où tout n’a pas été facile. La nostalgie n’est donc ni obligatoire ni uniforme.

Ces textes conviennent aux élèves, aux familles et aux équipes éducatives. Ils évoquent les lieux et les apprentissages sans transformer l’école en souvenir parfait ni promettre que chacun restera en contact.

01
nostalgique·classe

Le casier sans feuilles

Je retire les cahiers,
un vieux biscuit et trois feuilles.

Le casier paraît plus grand
qu’au premier jour.
Je ferme une dernière fois
la petite porte qui connaissait mon désordre.
02
mélancolique·lecture

La dernière date au tableau

La date reste écrite
après la sonnerie finale.

Personne ne la copiera demain,
la salle changera d’élèves.
Une année entière se termine
sans que le tableau le sache.
03
reconnaissant·hommage

Tous les prénoms rendus

L’enseignante connaît maintenant
chaque voix avant la main levée.

Demain, d’autres prénoms
rempliront la liste.
Son métier consiste aussi
à apprendre puis laisser partir.
04
sincère·carte

Trois directions au portail

Au portail, nos chemins
partent vers trois collèges.

Nous promettons de nous écrire,
sans savoir à quelle fréquence.
L’amitié quitte la même cour
et cherche une nouvelle manière de tenir.
05
drôle·partage

Le manuel retrouvé

Le dernier jour, je retrouve
le manuel sous mon lit.

La documentaliste lève les yeux,
puis barre enfin mon nom.
Mon adieu à l’école
commence par un retard très ancien.
06
libre·discours

Ce que je ne regretterai pas

Je ne regretterai pas
chaque couloir ni chaque règle.

J’emporte deux amitiés,
un livre et le courage appris.
Quitter peut être heureux
sans nier ce qui fut difficile.
07
ému·cérémonie

La cour après la dernière sonnerie

La dernière sonnerie traverse la cour
et personne ne rejoint sa classe.
Les cahiers ferment leurs coins usés,
les tables portent encore nos prénoms effacés.
Nous quittons l’école avec des photos,
des adresses et des projets incertains.
Ce portail que nous franchissions chaque matin
devient soudain
la frontière entre deux parties de nos vies.