7 poèmes

Poèmes sur le travail des enfants

Sept poèmes originaux et non graphiques sur le travail des enfants, leurs droits, l’école, les responsabilités adultes et les chaînes de production.

Le travail des enfants prive de nombreux jeunes de droits, de sécurité, de repos ou d’éducation. Les causes sont économiques, sociales et politiques ; elles ne relèvent pas d’un choix simple de l’enfant.

Ces textes évitent d’inventer un témoignage individuel ou de rendre la souffrance spectaculaire. Ils placent la responsabilité sur les adultes, les institutions et les systèmes concernés.

01
grave·classe

Le cartable remplacé par une charge

Un enfant devrait porter
un cartable adapté à son âge.

Ailleurs, une charge
remplace les cahiers et le jeu.
Le travail infantile
vole du temps que nul salaire ne peut rendre.
02
lucide·discussion

Le prix trop bas cache une question

Un produit coûte
moins que prévu sur l’étagère.

Derrière ce prix,
la chaîne de travail mérite examen.
Les droits des enfants
ne doivent jamais devenir une économie invisible.
03
solennel·classe

Une place vide dans la classe

La place reste vide,
le cours commence pourtant.

L’absence peut cacher
des obligations imposées ailleurs.
Protéger l’éducation
demande davantage que reprocher son retard à l’enfant.
04
ferme·discussion

Ce n’est pas à l’enfant de résoudre la chaîne

L’enfant ne choisit pas
les contrats ni les fournisseurs.

Entreprises, États et adultes
portent les décisions principales.
La responsabilité ne descend pas
vers celui qui possède le moins de pouvoir.
05
protecteur·cérémonie

Le droit à une heure sans production

Courir, jouer,
se reposer ou ne rien produire :

ces heures appartiennent
au développement de l’enfant.
Leur valeur humaine
ne dépend pas d’un objet vendu à la fin.
06
respectueux·lecture

Ne pas inventer sa voix

Je n’écris pas
à la place d’un enfant exploité.

Je peux nommer les droits,
chercher des sources fiables.
La solidarité commence aussi
par ne pas fabriquer un témoignage pour émouvoir davantage.
07
engagé·réflexion

L’enfance ne doit pas porter l’usine

L’enfance devrait connaître le cartable,
non des outils trop lourds pour ses mains.
Le travail des enfants prive
de santé, d’éducation, de repos et de choix.
Il ne disparaît pas
par la seule indignation des consommateurs.
Il exige revenus décents pour les familles,
contrôles réels
et responsabilité des entreprises tout au long des chaînes.