7 poèmes

Poèmes pour un oncle cher

Sept poèmes originaux pour remercier un oncle cher, évoquer les souvenirs partagés et reconnaître des liens familiaux de formes différentes.

Un oncle peut être un complice, un repère occasionnel, un proche très présent ou une personne retrouvée tardivement. Le lien ne se mesure pas à un rôle familial unique.

Ces poèmes proposent des scènes concrètes pour une carte, un anniversaire ou un hommage. Ils évitent de présenter toute famille comme harmonieuse et laissent place aux relations choisies autant qu’aux habitudes transmises.

01
chaleureux·carte

La perceuse toujours prêtée

Cher oncle, ta perceuse
a réparé la moitié de nos maisons.

Tu la prêtes avec trois conseils
et une histoire de mur raté.
Ton aide arrive souvent
avec la bonne dose d’humour.
02
reconnaissant·hommage

La route du stade

Tu venais me chercher tôt,
le coffre plein de chaussures.

Nous parlions peu avant le match,
beaucoup après la défaite.
Mon oncle, j’ai appris près de toi
que soutenir dépasse le score.
03
sincère·message

Les années avant nos cafés

Nous nous connaissions surtout
par les photos de famille.

Puis un café est devenu deux,
et les années ont trouvé des mots.
Un lien d’oncle et de nièce
peut aussi commencer plus tard.
04
drôle·anniversaire

La blague avant le dessert

Toute la famille connaît
la chute de ta blague.

Tu la racontes quand même,
nous rions avant la fin.
Cher oncle, certains rituels
fonctionnent grâce à leur prévisibilité.
05
respectueux·carte

Le conseil laissé sur la table

Tu donnes ton avis,
puis me laisses décider.

Aucune dette ne suit
si je choisis une autre route.
Mon oncle, ton respect
rend tes conseils plus faciles à entendre.
06
tendre·hommage

Une place dans la photo

Tu te tiens au bord
de la photographie de famille.

Pourtant chacun se tourne vers toi
quand il manque une mémoire.
Cher oncle, ta place réelle
ne dépend jamais du centre de l’image.
07
reconnaissant·carte

Le garage ouvert le dimanche

Le dimanche, ton garage restait ouvert
pour nos vélos et nos questions.
Tu réparais une chaîne sans faire sentir
que nous avions encore mal regardé.
Mon oncle, tu n’as jamais cherché
à prendre la place de quelqu’un.
Tu as simplement créé la tienne,
faite de patience, d’humour
et d’une boîte à outils toujours disponible.