7 poèmes

Poèmes pour un parrain

Sept poèmes originaux pour remercier un parrain, évoquer sa présence et célébrer un lien choisi au fil des années.

Le mot parrain désigne un rôle, mais la relation se mesure surtout dans les gestes réellement accomplis : une visite tenue, un conseil donné sans insister ou une attention qui traverse les années.

Ces poèmes permettent de remercier un parrain à l’occasion d’un anniversaire, d’une fête ou sans date particulière. Ils privilégient la présence concrète plutôt que les formules solennelles.

01
reconnaissant·carte

Le nœud de cravate

Tu as repris trois fois le nœud
le matin de la cérémonie.

Je n’ai gardé aucun souvenir du discours,
mais je revois tes doigts patients
et ta façon de rendre simple
ce qui m’impressionnait tant.
02
chaleureux·message

Les dimanches irréguliers

Tu ne venais pas chaque dimanche,
mais tu venais vraiment.

Pas de promesse répétée :
un ballon dans le coffre,
une heure entière disponible
et ton téléphone laissé dans la voiture.
03
réfléchi·remerciement

Conseil sans mode d’emploi

Tu m’as donné une phrase,
puis tu as changé de sujet.

Je pouvais la garder ou non.
Des années plus tard, elle m’aide encore
parce que tu n’avais pas exigé
que je te donne raison.
04
léger·anniversaire

Le cadeau mal emballé

Ton papier formait des bosses,
le ruban tenait par optimisme.

À l’intérieur, le livre exact
que je cherchais depuis des mois.
Tu connais mieux mes goûts
que les angles d’un paquet.
05
sincère·carte

Présence de côté

Tu n’as jamais marché devant moi
comme si tu connaissais toute la route.

Tu restais légèrement de côté,
assez proche pour entendre,
assez loin pour me laisser
choisir moi-même le prochain virage.
06
direct·remerciement

Merci sans cérémonie

Je pourrais préparer un grand discours,
mais tu regarderais déjà l’heure.

Alors voici des mots simples :
tu as tenu ta place,
sans bruit et sans décor,
et cette place compte pour moi.
07
reconnaissant·carte

Ta manière d’être là

Tu ne donnes jamais de grands ordres.
Tu poses une question, racontes une erreur,
puis tu me laisses choisir la suite.
Dans les jours faciles, tu sais rire.
Dans les autres, tu réponds simplement présent.
Être parrain tient peut-être à cela :
ne pas marcher devant à ma place,
mais rester assez proche
pour que je puisse demander mon chemin.