Papier sur les vitres
sur les bords de chaque vitre.
La lampe devient une faute possible.
Autour de la table, on parle bas,
comme si même les phrases
devaient apprendre à ne pas briller.
Sept poèmes originaux de mémoire sur la Seconde Guerre mondiale, centrés sur des traces civiles sans reproduire de témoignage réel.
Écrire sur la Seconde Guerre mondiale exige de distinguer la création de la preuve historique. Ces poèmes sont entièrement fictifs et ne remplacent ni les témoignages, ni les archives, ni le travail des historiens.
Les textes observent des objets et des lieux marqués par la guerre : une fenêtre occultée, une valise, une plaque ou une lettre jamais envoyée. Ils refusent l’héroïsation facile et gardent la violence hors du spectacle.