Le Banc de dix heures
le banc encore au soleil.
Les voisins changent, les chiens aussi,
le boulanger ferme le lundi.
Moi, je connais l’ombre qui avance
et déplace mes pieds à temps.
Sept poèmes originaux sur la vieillesse, entre corps qui ralentit, humour, autonomie, mémoire, transmission et journées ordinaires.
Vieillir ne produit pas une sagesse automatique ni une tristesse continue. Cela peut signifier connaître le meilleur banc du quartier, refuser une aide mal proposée ou rire d’un anniversaire trop chargé en bougies.
Ces poèmes donnent plusieurs voix à la vieillesse sans réduire une personne à son âge. Les corps, les choix et les relations y restent singuliers, parfois contrariés, parfois légers.