Bord de nationale
la poussière couvre les herbes.
Un coquelicot tient pourtant
sa mince couleur rouge,
comme si le bord du monde
méritait lui aussi une fête.
Sept poèmes originaux sur les coquelicots, leur rouge fragile, les bords de route, les champs remués et les bouquets impossibles.
Le coquelicot pousse dans les endroits dérangés : un talus, une friche ou la terre retournée d’un champ. Sa couleur attire immédiatement le regard, alors que ses pétales supportent mal qu’on les emporte.
Ces poèmes observent la fleur dans plusieurs paysages et saisons. Ils évitent d’en faire un symbole unique : le coquelicot peut évoquer la fragilité, la mémoire, l’entêtement ou simplement une tache rouge dans le vent.