7 poèmes

Poèmes sur les parcs

Sept poèmes originaux sur les parcs, leurs usages, leurs métiers, leur accessibilité, leurs règles et les voisinages qu’ils accueillent.

Un parc est un espace aménagé, entretenu et partagé plutôt qu’une nature intacte. Enfants, personnes âgées, sportifs, animaux et travailleurs peuvent y avoir des besoins différents.

Ces textes observent plusieurs usages sans supposer que tous les parcs sont sûrs ou accessibles. Ils rendent visible le travail d’entretien et les choix d’aménagement.

01
réfléchi·discussion

Le banc qui attend l’ombre

Le banc reste au soleil
pendant les heures les plus chaudes.

Un arbre jeune
ne donne pas encore assez d’ombre.
Le parc futur
dépend de décisions prises bien avant le besoin visible.
02
respectueux·hommage

Avant l’ouverture des grilles

Avant l’ouverture,
un agent ramasse les déchets.

Il vérifie les chemins,
signale une branche tombée.
Le parc paisible
commence par un travail matinal rarement présent sur les cartes postales.
03
joyeux·classe

Deux jeux, plusieurs âges

Les petits occupent le sable,
les grands cherchent un terrain.

Les espaces se croisent,
les règles évitent certains chocs.
Un parc familial
ne signifie pas un usage unique décidé par les adultes.
04
ferme·discussion

Le chemin qui s’arrête aux graviers

Le chemin lisse
se transforme soudain en graviers.

Certaines roues avancent mal,
le jardin reste plus loin.
Un parc annoncé accessible
doit vérifier tout le trajet, pas seulement son entrée.
05
respectueux·lecture

La laisse près du pique-nique

Un chien veut rejoindre
les couvertures du pique-nique.

Son humaine le rappelle,
respecte l’espace des autres.
Partager un parc
demande que l’affection animale ne devienne pas une permission générale.
06
paisible·lecture

Les grilles à l’heure du soir

Le soir, les grilles
annoncent la fermeture prochaine.

Les coureurs terminent,
les familles rassemblent leurs affaires.
Le parc public
possède aussi des horaires, des règles et des travailleurs qui rentrent.
07
urbain·lecture

Midi sous les arbres municipaux

À midi, le parc accueille
des poussettes, des employés et des lycéens.
Un jardinier répare une bordure,
une femme lit près du bassin.
Ce morceau de ville partagé
n’existe pas sans soin ni règles.
Il offre de l’ombre, du jeu,
un refuge au vivant
et une place gratuite pour rester dehors.