7 poèmes

Poèmes pour dire « je t’aime et je ne veux pas te perdre »

Sept poèmes d’amour originaux pour exprimer l’attachement et la peur de perdre l’autre sans promesse excessive ni chantage.

Dire que l’on ne veut pas perdre quelqu’un peut être une déclaration sincère ou une phrase trop lourde. Les mots justes reconnaissent la peur sans enfermer la personne aimée.

Ces poèmes parlent de fragilité, de réparation et de choix réciproque. Ils évitent les serments impossibles et laissent à l’autre la place de répondre librement.

01
sincère·message

Sans retenir ta manche

Je t’aime sans retenir ta manche,
sans fermer la porte derrière toi.

J’espère seulement que nos deux pas
retrouveront le même trottoir,
non par peur du dehors,
mais par envie de marcher ensemble.
02
fragile·reconciliation

La fissure du bol

Notre bol préféré s’est fendu.
Tu proposes de le jeter.

Je cherche une colle dans le tiroir,
pas pour nier la cassure,
mais pour voir si demain
il peut encore tenir le café.
03
apaisé·reconciliation

Après la dispute

La cuisine garde nos deux silences.
Le robinet goutte entre eux.

Je pourrais gagner la dernière phrase ;
je préfère déplacer une chaise
et te demander calmement
ce que je n’ai pas entendu.
04
lucide·carte

Aucun cadenas

Je ne veux pas te perdre,
mais je ne veux pas te posséder.

Mon amour n’aura pas de cadenas :
seulement une adresse connue,
une lampe encore allumée
et ma vérité sur la table.
05
inquiet·distance

Le train de dix-huit heures

Sur le quai, tu regardes l’horloge.
Je regarde la valise entre nous.

Je t’aime assez pour dire ma peur,
assez aussi pour ne pas confondre
ton départ de ce soir
avec la fin de notre histoire.
06
calme·message

Rester au présent

Ni toujours, ni jamais :
ces mots sont trop vastes aujourd’hui.

Je peux te donner ce matin,
le pain coupé, la fenêtre ouverte,
et cette volonté très simple
de ne pas partir sans parler.
07
vulnérable·message

Avant que la porte se ferme

Je pourrais dire je t’aime très fort
pour couvrir tout ce qui nous blesse.
Mais l’amour ne répare rien
si nous refusons d’écouter nos peurs.
Alors je reste devant cette porte,
sans promesse spectaculaire ni menace.
Je te demande seulement une conversation honnête,
la possibilité de comprendre
si nous pouvons encore avancer ensemble.