Le Crochet du bas
mais le crochet reste libre.
Personne n’y suspend son écharpe.
Dans l’entrée pleine de vêtements,
ce petit espace à ta hauteur
ne se laisse pas ranger.
Sept poèmes originaux et sobres pour évoquer un enfant décédé à travers des objets, des lieux et des souvenirs, sans expliquer ni mesurer le deuil.
Certains objets restent à une hauteur précise : un manteau sur un crochet bas, un dessin fixé au réfrigérateur, une petite empreinte dans un livre. Ils témoignent d’une vie sans pouvoir contenir l’absence.
Ces poèmes abordent la mort d’un enfant avec retenue. Ils ne proposent ni explication ni chemin obligatoire. Les voix et les liens familiaux restent ouverts afin que chaque texte puisse être lu sans prétendre remplacer les mots propres à une famille.