7 poèmes

Poèmes sur les princesses

Sept poèmes originaux et imaginaires sur des princesses qui apprennent, décident, coopèrent et refusent les rôles imposés.

Une princesse de fiction n’a pas besoin d’attendre un sauveur ni de posséder une beauté parfaite. Elle peut gouverner, se tromper, étudier et respecter les habitants du royaume.

Ces textes familiaux jouent avec les codes du conte sans reprendre d’œuvre existante. Ils privilégient la coopération et la responsabilité plutôt que le privilège présenté comme mérite.

01
lucide·classe

La princesse lit le budget

La princesse ouvre
les comptes du royaume.

Avant le nouveau bal,
elle répare l’école et le pont.
Sa couronne n’ajoute pas
d’argent aux chiffres ni de sagesse automatique aux décisions.
02
curieux·lecture

La princesse parle au dragon

Le dragon garde
l’entrée de la montagne.

La princesse demande pourquoi,
apprend qu’un nid se trouve derrière.
L’aventure change
quand écouter évite une bataille inventée trop rapidement.
03
joyeux·classe

Les bottes sous la robe

Sous sa robe,
la princesse porte des bottes solides.

Elle traverse la boue,
visite les fermes après la pluie.
Le vêtement royal
ne décide ni du chemin ni des compétences nécessaires.
04
ferme·discussion

La princesse reporte le mariage

Le royaume attend
un mariage avant dimanche.

La princesse refuse,
aucun calendrier ne choisira pour elle.
Son avenir politique
ne transforme pas son consentement en formalité publique.
05
solidaire·lecture

Le conseil autour de la carte

La princesse réunit
artisans, soignantes et habitants.

Chacun connaît
une partie différente du problème.
Une couronne utile
ne remplace jamais les savoirs répartis dans tout le royaume.
06
humble·classe

Le décret corrigé

La princesse signe
un décret qui crée un obstacle.

Les habitants protestent,
elle écoute et corrige.
Reconnaître son erreur
protège mieux le royaume que défendre une décision seulement par orgueil.
07
aventureux·enfants

La princesse répare le pont

La princesse trouve le pont cassé
avant d’atteindre le village voisin.
Elle n’attend ni dragon
ni prince envoyé par le palais.
Avec la charpentière et les habitants,
elle mesure, porte et apprend.
Sa couronne reste dans le sac,
car gouverner signifie parfois
écouter ceux qui connaissent déjà la rivière.