La gare à quatre moments
Un train coupe le froid,
Les voyageurs lèvent les yeux,
Une annonce change la voie.
Les valises roulent vite,
Un enfant compte les portes,
Le café fume encore,
La foule cherche ses places.
Midi vide les bancs,
Un agent vérifie l’horloge,
Deux pigeons prennent les miettes,
Le silence dure peu.
Le soir rallume les panneaux,
Les retours croisent les départs,
La gare garde chaque passage,
Sans retenir aucun voyageur.