Le Foulard à pois
du tiroir que je referme.
Je ne le porte jamais ;
il nouait mieux sur toi.
Je replie le coin visible
et laisse le bois se refermer.
Sept poèmes originaux pour évoquer une sœur décédée à travers les vêtements, les habitudes, les messages et les souvenirs partagés.
Une sœur connaît souvent plusieurs âges de notre vie et conserve des versions de nous que personne d’autre n’a vues. Après sa mort, cette mémoire commune peut apparaître dans un vêtement, une recette ou une phrase interrompue.
Ces poèmes abordent cette absence sans définir ce que devrait ressentir une famille. Ils restent ancrés dans des scènes singulières et peuvent servir à un hommage comme à une lecture personnelle.