Minuit au dernier étage
bien après la tombée du jour.
Je retourne l’oreiller,
la fenêtre ne donne aucun air.
Dans la cour, plusieurs voisins
attendent aussi que la nuit respire.
Sept poèmes originaux sur la chaleur en ville, au travail et dans les paysages, avec ses fatigues et ses solidarités ordinaires.
La chaleur n’est pas seulement une promesse de vacances. Elle pèse différemment selon le logement, le métier, l’âge et l’accès à l’ombre ou à l’eau.
Ces textes observent une nuit sous les toits, un chantier, une fontaine et une terre sèche. Ils évitent de romantiser la canicule et restent du côté des sensations et des gestes concrets.