Averse au feu rouge
mais personne ne traverse.
La pluie tombe de côté,
retourne deux parapluies,
efface les impatiences
sous un même abribus trop petit.
Sept poèmes originaux sur la pluie, des vitres urbaines aux jardins, entre irritation, jeu, attente et calme après l’averse.
La pluie change la taille des rues, le bruit des maisons et la manière de rentrer chez soi. Elle peut contrarier une journée, sauver un jardin ou retenir deux personnes sous le même auvent.
Ces poèmes la suivent dans des décors distincts sans la réduire à la tristesse. Certaines pièces sont vives ou drôles ; d’autres observent simplement ce que l’eau déplace et ce qu’elle laisse derrière elle.