7 poèmes

Poèmes sur la course à pied

Sept poèmes originaux sur la course à pied, l’entraînement, le souffle, le repos, la compétition et des corps aux rythmes différents.

Courir peut être un sport, un déplacement ou une pratique personnelle. La vitesse ne constitue pas la seule mesure d’une séance réussie.

Ces textes parlent de préparation et d’écoute du corps sans donner de conseil médical ni glorifier la douleur.

01
lucide·entraînement

Le premier kilomètre trop rapide

Je pars trop vite,
le souffle présente immédiatement sa facture.
Je ralentis sans honte ;
la course continue mieux lorsque l’orgueil perd quelques mètres.
02
concentré·compétition

Les lacets vérifiés deux fois

Avant le départ,
je vérifie deux fois mes lacets.
Autour, la foule bondit déjà ;
mon calme tient dans ce petit nœud.
03
serein·club

La piste après la pluie

La piste brille encore.
Chaque semelle soulève une poussière humide.
Nous partageons les couloirs
sans transformer l’entraînement en duel permanent. aujourd’hui
04
calme·réflexion

Le jour de repos

Mes chaussures restent près de la porte.
Aujourd’hui, je ne cours pas.
Le repos appartient au rythme
autant que les kilomètres enregistrés.
05
honnête·arrivée

La ligne sans miracle

Je franchis la ligne
plus tard que prévu.
Aucun miracle, aucune honte :
un temps réel raconte mieux ma course que l’excuse.
06
solidaire·partage

Deux allures sur le même chemin

Tu cours vite, je cours lentement.
Nous choisissons un point de rendez-vous
plutôt que d’imposer un rythme
à nos corps différents.
07
équilibré·lecture

Le tour lent du parc

Je cours lentement autour du parc
sans montre ni objectif de record.
Mon souffle trouve un rythme,
un genou demande de raccourcir la foulée.
La course à pied n’exige pas
de vaincre chaque sortie.
Aujourd’hui, je respecte mon corps,
marche quand il le faut
et rentre avec assez d’énergie pour demain.