Le Cordage du matin
raidit sous les doigts mouillés.
Le port allume ses hangars,
un moteur couvre les mouettes.
La journée commence par un nœud
que personne ne viendra applaudir.
Sept poèmes originaux sur les marins, entre départ, travail à bord, quart de nuit, retour au port et vie familiale à distance.
La vie d’un marin ne se résume ni à l’aventure ni à l’horizon. Elle comporte des horaires, des gestes répétés, du métal humide, des repas pris trop vite et des proches qui comptent autrement les jours.
Ces poèmes inventent des scènes de travail, de départ et de retour sans reprendre de chant traditionnel ni de récit réel. La mer y reste un milieu concret, parfois beau, parfois fatigant, jamais décoratif seulement.