Deux Pulls pour les buts
le trottoir devient la touche.
Le ballon frôle une voiture,
tout le monde retient son souffle.
Puis le propriétaire ne paraît pas :
le match reprend, très officiellement.
Sept poèmes originaux sur le football, entre terrain de quartier, vestiaire, tribunes, arbitrage, défaite et plaisir de jouer ensemble.
Le football commence souvent loin des grands stades : deux pulls posés pour faire les buts, un ballon fatigué et une règle modifiée dès qu’elle dérange l’équipe qui perd.
Ces poèmes suivent le jeu depuis plusieurs places, sur le terrain comme autour. Ils parlent de joie, de mauvaise foi, d’attente et de défaite sans emprunter de chants, de slogans ni de scènes à une équipe réelle.