7 poèmes

Poèmes sur le cirque

Sept poèmes originaux sur le cirque, ses artistes, son montage, ses répétitions, ses risques encadrés et ses transformations contemporaines.

Le cirque réunit des disciplines, des métiers et des formes très différentes. La performance visible repose sur des répétitions, des dispositifs de sécurité et un travail collectif.

Ces textes privilégient le cirque sans animaux sauvages et n’encouragent aucune imitation risquée. Ils donnent une place aux équipes techniques autant qu’aux artistes.

01
respectueux·hommage

Le chapiteau avant le public

Avant le public,
le chapiteau résonne de consignes.

Des mains tendent les câbles,
vérifient chaque passage.
La magie du cirque
commence par un montage précis que les applaudissements voient peu.
02
patient·lecture

La balle tombée pendant la répétition

Une balle tombe,
le jongleur recommence sans musique.

La main ajuste
la hauteur et le rythme.
Le numéro fluide
se construit avec des erreurs que le spectacle final raccourcit.
03
prudent·discussion

Le trapèze et le filet

Le trapèze traverse
la lumière du chapiteau.

Sous l’artiste,
un dispositif protège le travail.
Le courage professionnel
ne consiste pas à supprimer toutes les mesures de sécurité.
04
joyeux·lecture

Le clown qui demande avant d’inviter

Le clown cherche
un volontaire dans le public.

Une main se lève,
les autres restent tranquilles.
L’humour du cirque
gagne quand personne n’est humilié pour avoir refusé la scène.
05
attentif·hommage

Les couturières après la dernière répétition

Après la répétition,
les costumes reviennent avec une couture ouverte.

Des couturières réparent,
adaptent et renforcent.
Le cirque brillant
repose aussi sur leur travail effectué loin de la piste.
06
nostalgique·lecture

La place vide après le cirque

Le chapiteau disparaît,
la place retrouve son sol.

Quelques marques restent,
puis la pluie les efface.
Le cirque voyage
sans emporter toutes les histoires nées pendant son passage.
07
admiratif·lecture

Quand le chapiteau se vide

Après la représentation, le chapiteau
garde l’odeur de sciure et les cordes tendues.
Les artistes rangent costumes, agrès,
maquillage et matériel de sécurité.
Le cirque ne vit pas
seulement dans l’éclat de la piste.
Il dépend d’entraînement, de technique,
de coopération
et d’un respect du corps derrière chaque prouesse.