7 poèmes

Poèmes sur le fou aux échecs

Sept poèmes originaux sur le fou du jeu d’échecs et ses diagonales, écrits avec variété et sans citations.

Poèmes sur le fou aux échecs explore le fou du jeu d’échecs et ses diagonales à travers six scènes autonomes et concrètes.

Chaque texte possède sa propre voix, son propre mouvement et une conclusion liée à son image centrale.

01
curieux·jeu

La diagonale ouverte

Le pion avance et libère le fou.
Soudain, tout l’échiquier
se lit en biais,
comme une rue découverte derrière un mur.
02
lucide·réflexion

Le fou de case noire

Il reste sur sa couleur
du premier au dernier coup.
Sa longue portée
ne lui donne jamais accès à toutes les cases.
03
mystérieux·jeu

Deux fous sans rencontre

Deux fous glissent sur des couleurs opposées.
Ils traversent la même bataille
sans pouvoir
se tenir directement sur la route l’un de l’autre.
04
surpris·partie

La pièce oubliée

Je surveillais la dame.
Le fou attendait au bord ;
un seul mouvement diagonal
a corrigé toute ma confiance beaucoup trop droite.
05
prudent·stratégie

Échange refusé

Ton fou menace ma tour.
Je refuse l’échange, recule ;
la prudence
n’est pas toujours la peur secrète de jouer.
06
serein·conclusion

Après le mat

Les pièces rejoignent la boîte.
Le fou perd sa diagonale ;
la prochaine partie
lui rendra une autre histoire sur les mêmes cases.
07
stratégique·classe

Le fou traverse sans tourner

Sur l’échiquier, le fou
avance en diagonale sans changer de couleur.
Une pièce semble loin,
puis ouvre soudain une attaque.
Le nom français évoque la folie,
mais son mouvement reste précis.
Jouer demande
de voir au-delà du prochain coup
et de protéger ce que chaque déplacement expose.