Poisson dans le dos
sur le manteau du directeur.
Toute la cour retient son rire.
Il traverse le préau, très droit,
puis se retourne en souriant :
il en avait préparé vingt.
Sept poèmes originaux sur le mois d’avril, entre averses, poissons en papier, jardins hésitants et journées qui s’allongent.
Avril arrive avec des manteaux que l’on regrette d’avoir laissés chez soi et des fenêtres ouvertes trop tôt. Le mois hésite entre averse froide, soleil franc et plaisanteries collées dans le dos.
Ces poèmes observent ses changements dans la rue, à l’école et au jardin. Ils ne forcent pas le printemps à être joyeux : certains jours recommencent, d’autres se contentent d’éclairer un détail.