7 poèmes

Poèmes sur le patinage

Sept poèmes originaux sur le patinage sur glace et à roulettes, l’apprentissage, l’équilibre, la sécurité et le travail collectif.

Le patinage peut être sportif, artistique ou simplement récréatif. Derrière la fluidité visible se trouvent des chutes, des répétitions, un équipement et des règles de sécurité.

Ces textes ne donnent pas d’instruction technique. Ils célèbrent l’apprentissage et les métiers de la piste sans encourager les figures risquées hors d’un cadre adapté.

01
courageux·lecture

Les mains près de la rambarde

Mes premiers patins
glissent avant que je le décide.

Je garde les mains
près de la rambarde.
Apprendre l’équilibre
commence par accepter une vitesse beaucoup moins élégante que prévue.
02
contemplatif·lecture

Les traces croisées sur la glace

Chaque patineur laisse
une ligne blanche et fine.

Les courbes se croisent,
puis la surface est reprise.
La glace conserve brièvement
le dessin collectif avant de redevenir disponible.
03
lucide·classe

La chute sans honte

Je tombe sur la piste,
mon genou touche avant mon orgueil.

Je vérifie,
me relève quand je peux.
La chute en patinage
n’est ni une preuve d’échec ni un spectacle nécessaire.
04
vif·discussion

Les roulettes sur le terrain lisse

Les patins à roulettes
cherchent un terrain régulier.

Une fissure suffit
à changer tout le trajet.
La liberté de rouler
dépend aussi de l’entretien et du partage de l’espace.
05
respectueux·hommage

Avant l’ouverture de la patinoire

Avant l’ouverture,
une machine prépare la surface.

Des employés vérifient
la piste et les équipements.
Le patinage du public
commence par un travail discret effectué hors des applaudissements.
06
solidaire·lecture

Le duo qui recommence le passage

Deux patineurs reprennent
le même passage plusieurs fois.

L’un signale une gêne,
l’autre ajuste le mouvement.
La confiance du duo
se construit par écoute, répétition et droit d’arrêter.
07
vif·lecture

La main près de la rambarde

Sur la glace, je garde une main
près de la rambarde au premier tour.
Mes chevilles cherchent leur axe,
les autres patineurs passent sans me pousser.
Puis je lâche quelques secondes,
glisse plus loin que prévu.
Le patinage commence ainsi :
par un équilibre fragile,
une chute possible et le plaisir d’avancer autrement.