7 poèmes

Poèmes sur les chevaux

Sept poèmes originaux sur les chevaux, leur travail, leurs mouvements, leurs besoins et la relation attentive avec les humains.

Les chevaux apparaissent souvent comme des symboles de liberté, mais ce sont d’abord des animaux sensibles avec des besoins, des limites et des comportements propres. Les observer demande plus que de projeter nos rêves sur eux.

Ces textes visitent un pré, un centre équestre et un attelage. Ils célèbrent la beauté du mouvement tout en restant attentifs au soin, au travail et au respect de l’animal.

01
attentif·lecture

Le souffle dans le matin

Au paddock, le cheval
souffle une vapeur blanche.

Ses oreilles suivent un craquement
perdu près de la haie.
Avant de venir vers moi,
il lit entièrement le matin.
02
calme·classe

La poussière sous la brosse

La brosse suit le flanc,
soulève une poussière fine.

Je ralentis près de l’épaule,
le cheval déplace son poids.
Prendre soin commence
par remarquer cette réponse silencieuse.
03
apprenant·souvenir

Trouver le rythme du trot

Je rebondis trop haut,
mes mains tirent malgré moi.

La monitrice répète respire,
le cheval garde son allure.
Peu à peu, mon corps
cesse de lutter contre le mouvement.
04
respectueux·hommage

Le bois derrière le cheval

Dans la forêt, un cheval de trait
avance entre les troncs coupés.

Le sol reçoit moins de poids
qu’avec une grande machine.
Son travail reste puissant,
et demande pourtant des pauses mesurées.
05
vif·lecture

Le galop du pré voisin

Deux chevaux partent ensemble,
la clôture tremble légèrement.

Leurs sabots frappent le sol,
puis le galop cesse près de l’eau.
La liberté du pré
aussi possède des limites visibles.
06
tendre·lecture

Le vieux poney choisit l’ombre

Le vieux poney quitte le groupe
et rejoint l’arbre du fond.

Il connaît l’heure chaude,
la place où les mouches insistent moins.
Son âge n’est pas tristesse ;
il est une carte précise du pré.
07
respectueux·lecture

Le pré derrière l’écurie

Après la pluie, les chevaux sortent
dans le pré derrière l’écurie.
L’un roule aussitôt dans la terre,
un autre attend près de la clôture.
Leurs sabots marquent le sol mouillé,
leur souffle devient visible dans l’air frais.
Nous restons à distance,
attentifs à leurs mouvements,
sans confondre leur confiance avec notre droit.