7 poèmes

Poèmes sur les lapins

Sept poèmes originaux sur les lapins sauvages et domestiques, leurs mouvements, leurs besoins et leur environnement.

Les lapins sont souvent représentés comme des peluches, mais ce sont des animaux sensibles avec des comportements et des besoins spécifiques. Les observer demande de ne pas projeter sur eux une douceur permanente.

Ces textes visitent un terrier, un jardin et un foyer sans donner de conseils vétérinaires. Ils privilégient l’attention et le respect de l’animal.

01
attentif·lecture

Les oreilles au-dessus de l’herbe

Deux oreilles dépassent
de l’herbe au bord du champ.

Le lapin reste immobile,
puis disparaît sans bruit.
Le paysage avait un habitant
avant que mes yeux le découvrent.
02
curieux·classe

Les portes sous la terre

Sous le talus, le terrier
possède plusieurs sorties.

Aucune pancarte ne montre
les chambres ni les passages.
Le lapin connaît
une maison dessinée entièrement dans l’obscurité.
03
drôle·partage

Le carton transformé

Le lapin découpe
une nouvelle porte dans le carton.

Nous avions prévu une cabane,
il préfère son propre plan.
Vivre avec un animal
inclut ses décisions sur le mobilier.
04
respectueux·classe

Trois petits près du buisson

Trois jeunes lapins
restent près du buisson.

Je garde mes distances,
le chien revient en laisse.
Observer la vie sauvage
ne donne pas le droit de l’approcher.
05
paisible·lecture

Le jardin au crépuscule

Au crépuscule, un lapin
rejoint les trèfles du jardin.

La lumière baisse,
ses mouvements deviennent plus visibles.
Le soir ouvre
un horaire que nous partageons rarement.
06
tendre·lecture

Le vieux lapin choisit son coin

Le vieux lapin se repose
près du radiateur protégé.

Il mange plus lentement,
refuse parfois notre présence.
Son âge mérite
une attention qui respecte aussi ses retraits.
07
curieux·enfants

Deux oreilles dans l’herbe

Au bord du terrain, deux oreilles
dépassent d’une herbe encore humide.
Le lapin reste immobile,
puis bondit vers la haie au premier bruit.
Nous observons de loin
sans lui offrir de pain ni le poursuivre.
L’animal sauvage connaît mieux que nous
son abri, sa nourriture
et le moment précis où disparaître.