7 poèmes

Poèmes sur les tortues

Sept poèmes originaux sur les tortues terrestres et marines, leur rythme, leur environnement et les risques qu’elles rencontrent.

La lenteur des tortues ne les rend ni paresseuses ni sages au sens humain. Leur rythme, leur carapace et leurs déplacements répondent à leur espèce et à leur milieu.

Ces textes évitent de transformer les tortues en accessoires. Ils décrivent l’observation et la protection sans donner de conseils spécialisés.

01
paisible·lecture

La traversée du potager

La tortue traverse
le potager après la pluie.

Elle contourne un arrosoir,
s’arrête sous une feuille.
Sa lenteur n’est pas hésitation ;
c’est son allure entière.
02
respectueux·discussion

La trace jusqu’à la mer

Sur le sable, une trace
descend vers l’eau.

Nous restons derrière la limite,
la nuit appartient au passage.
Voir une tortue
ne donne pas le droit d’éclairer sa route.
03
curieux·classe

La carapace vivante

La carapace n’est pas
une maison que l’on retire.

Elle grandit avec la tortue,
porte des sensations.
La regarder autrement
corrige une vieille image de livre.
04
grave·classe

Le sac dans le courant

Un sac transparent
dérive dans le courant.

Pour une tortue marine,
il peut ressembler à une proie.
Notre déchet léger
porte loin une conséquence lourde.
05
tendre·lecture

Le chemin connu de la vieille tortue

La vieille tortue suit
le bord ombragé de l’enclos.

Elle connaît chaque pierre,
change de route avec la chaleur.
Son âge se lit
dans une carte patiemment apprise.
06
prudent·discussion

La route entre deux fossés

Une tortue avance
sur la route chauffée.

Les voitures ralentissent,
une personne appelle le service compétent.
Aider un animal sauvage
demande parfois de ne pas improviser.
07
respectueux·enfants

La carapace marquée

Au centre de soins, une tortue
porte une marque sur sa carapace.
La soigneuse pèse l’animal,
contrôle ses blessures sans gestes inutiles.
Sa lenteur ne nous autorise jamais
à la prendre ou à la déplacer.
Nous regardons derrière la limite,
apprenant que protéger
commence souvent par ne pas déranger.