7 poèmes

Poèmes sur les licornes

Sept poèmes originaux et imaginaires sur des licornes curieuses, imparfaites et coopératives, destinés à la lecture familiale.

La licorne appartient à de nombreuses traditions et à un imaginaire moderne très varié. Ces textes créent leurs propres personnages sans reprendre de film, livre ou univers protégé.

Les poèmes jouent avec la magie sans présenter la beauté ou la pureté comme condition de valeur. Les licornes peuvent se tromper, apprendre et respecter les autres créatures.

01
joyeux·classe

La licorne à la corne légèrement tordue

Sa corne penche
un peu vers la gauche.

Aucun sort ne la redresse,
aucun sort n’est nécessaire.
La licorne court
aussi vite que son envie, pas que les attentes du miroir.
02
curieux·lecture

L’arc-en-ciel sans propriété privée

La licorne atteint
le pied d’un arc-en-ciel.

Elle n’y trouve
ni trésor ni clôture.
La couleur traverse le ciel
sans devenir le royaume particulier de la première arrivée.
03
solidaire·classe

La licorne répare le pont

Le pont du bois
perd une planche après la pluie.

La licorne appelle
castors, oiseaux et voisins.
La magie aide peu
quand la réparation demande plusieurs compétences concrètes.
04
ferme·discussion

La licorne qui refuse la parade

Le village prépare
une parade pleine de rubans.

La licorne préfère
rester dans le pré.
Être merveilleuse
ne crée aucune obligation de devenir spectacle pour les autres.
05
drôle·lecture

Les sabots dans la boue

Après la pluie,
la licorne traverse une flaque.

Sa robe blanche
reçoit plusieurs taches brunes.
L’aventure imaginaire
devient meilleure quand la perfection accepte aussi la lessive.
06
tendre·lecture

Le sort qui allume une seule lampe

La licorne apprend
un sort très modeste.

Une seule lampe
s’allume au fond de la cabane.
Cette petite magie
suffit pour lire ensemble sans sauver tout le royaume.
07
fantaisiste·enfants

La licorne qui refusait les paillettes

La licorne du bus scolaire
refusait les paillettes sur sa crinière.
Elle préférait un bonnet vert
et les histoires de mécanique.
Les autres créatures comprirent enfin
qu’être magique n’impose aucun costume.
Depuis, chacun monte à bord
avec ses couleurs choisies,
et le conducteur garde les paillettes pour qui les demande.