La gare après la pluie
Un train respire au bord du quai,
La foule cherche son trajet,
Sous l’horloge encore éblouie.
Un sac attend, une voix fuit,
Le haut-parleur s’est enroué,
Un enfant compte les pavés,
Le soir rassemble chaque bruit.
Je pars sans connaître la suite,
La vitre emporte les maisons,
Le rail transforme leur distance.
Dans mon billet, l’heure est écrite,
Mais rien ne fixe les raisons
Qui donnent au départ son sens.