Le manteau trop lourd
pèse comme un manteau mouillé.
Je le porte jusqu’au travail,
sans pouvoir le suspendre.
Le soir, il est toujours là,
mais mes épaules connaissent son poids.
Sept poèmes originaux sur la tristesse, ses manifestations ordinaires, son poids physique et les gestes qui peuvent lui faire place sans la nier.
La tristesse ne suit ni calendrier ni scénario unique. Elle peut arriver après une perte, au milieu d’une journée banale ou sans cause immédiatement visible.
Ces textes refusent les consolations automatiques. Ils observent des situations précises et laissent chaque émotion évoluer à son propre rythme.